Joint Statement from the International Contact Group for the Great Lakes (ICG) on the Situation in the Eastern DRC of May 22, 2026
state.gov/releases/offic…
Joint Statement on Progress Between the Representatives of Government of the Democratic Republic of the Congo and of the Alliance Fleuve Congo/March 23 Movement (AFC/M23) on the Protocol on Humanitarian Access and Judicial Protection, the Operationalization of the Ceasefire Oversight and Verification Mechanism, and the Release of Prisoners
state.gov/releases/offic…
Productive and engaging meeting with Ambassador Tim Enderlin, Swiss Head of Peace and Human Rights. We held a thoughtful exchange on a wide range of bilateral areas of cooperation, with particular focus on ongoing negotiations and peace efforts in the DRC, Sudan, and elsewhere. I appreciated the opportunity to engage with the DRC/M23 talks in Switzerland, and expressed our appreciation for Switzerland’s important role and sustained efforts in advancing dialogue and supporting peaceful resolutions. We look forward to deepening our collaboration in support of sustainable peace and stability in the region.
Productive and wide-ranging discussion yesterday in Geneva with Volker Türk, United Nations High Commissioner for Human Rights, on DRC/Rwanda, Sudan, and other pressing human rights issues. We exchanged views on the urgent need to advance de-escalation efforts in the DRC and to support a humanitarian truce in Sudan, while addressing the broader regional implications of these crises. I welcomed the continued engagement of the UN Human Rights Office and its critical role in monitoring, reporting, and promoting accountability. It remains essential to ensure that perpetrators of atrocities are held accountable and that all efforts contribute to sustainable peace, stability, and the protection of civilians.
Baromètre des Accords de Paix en Afrique
RAPPORT D’ÉVALUATION DE LA MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD DE PAIX WASHINGTON DU 27 JUIN 2025 ENTRE LA RDC ET LE RWANDA : MARS 2026
Neuf mois après la signature de l’Accord, la mise en œuvre demeure globalement limitée malgré un progrès modéré observé en mars 2026. Le niveau d’exécution est passé de 23,3 % fin février 2026 (taux resté inchangé depuis fin novembre 2025) à 27,5 % fin mars 2026, soit une progression de 4,2 points (environ 18 % d’augmentation relative). Cette évolution reflète notamment l’amorce d’engagements sensibles, dont les opérations de neutralisation des FDLR. Toutefois, cette amélioration observée est tempérée par la persistance de conditions humanitaires singulièrement préoccupantes,
ÉLÉMENTS POSITIFS ENREGISTRÉS EN MARS 2026
· L’annonce, le 29 mars 2026, du lancement des opérations de neutralisation des FDLR par les autorités congolaises. Toutefois, il n’y a aucune précision sur le calendrier ni sur le nombre exact de redditions des FDLR lors de la phase de sensibilisation ;
· La réintégration sociale, au Rwanda, de plus de 200 ex-combattants des FDLR, susceptible d’encourager d’autres redditions des éléments encore présents en RDC ;
· Le retrait des éléments de l’AFC/M23 de certaines localités du territoire de Lubero (au Nord-Kivu), bien qu’entouré de plusieurs incertitudes ;
· L’annonce par l’AFC/M23 de la libération prochaine de milliers de militaires gouvernementaux détenus, quoique les modalités restent floues ;
· Les rencontres bilatérales entre la RDC et le Rwanda à Washington les 17 et 18 mars 2026 ;
· Les sanctions américaines ciblées visant certains responsables militaires rwandais, destinées à encourager la mise en œuvre de l’Accord.
PRINCIPAUX DÉFIS OBERVÉS:
· La poursuite des hostilités entre les forces congolaises et l’AFC/M23, notamment par l’usage accru de drones offensifs ;
· Les difficultés dans la mise en œuvre de la trêve dans le cadre du mécanisme EJVM+ ;
· L’accès humanitaire toujours limité pour les populations civiles affectées.
Face à contraintes, le Baromètre des Accords de Paix en Afrique préconise des actions spécifiques à entreprendre par chacune des parties prenantes.
Baromètre des Accords de Paix en Afrique
Rapport d’Évaluation de la Mise en Œuvre de l’Accord de Paix Washington du 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda : Mars 2026
Neuf mois après la signature, la mise en œuvre de l’Accord demeure globalement limitée, en dépit d’un progrès modéré observé au cours du mois de mars 2026. En effet, le niveau d’exécution est passé de 23,3 % fin février 2026 (un taux resté inchangé depuis fin novembre 2025) à 27,5 % fin mars 2026. Cette évolution reflète notamment l’amorce d’engagements sensibles et prioritaires de l’Accord, dont les opérations de neutralisation des FDLR. Toutefois, cette dynamique encourageante est tempérée par la persistance de conditions humanitaires singulièrement préoccupantes.
Les constats positifs enregistrés du 1er au 31 mars 2026 :
• Le lancement, le 29 mars 2026, de la phase offensive de neutralisation des FDLR. Cependant, le nombre exact d’éléments ayant volontairement répondu à l’appel à la reddition lors de la phase de sensibilisation, ainsi que le calendrier de la phase offensive, n’ont pas été précisés ;
• La réinsertion sociale, au Rwanda, de plus de 200 ex-combattants des FDLR (selon un rapport publié par The New Times Rwanda) constitue une évolution susceptible d’encourager d’autres redditions d’éléments encore présents dans l’est de la RDC ;
• Le retrait, fin mars 2026, d’éléments de l’AFC/M23 de plusieurs localités du territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Cette évolution demeure néanmoins entourée d’incertitudes, notamment quant à la présence éventuelle de militaires rwandais parmi les éléments retirés et à leur destination finale ;
• L’annonce, le 9 mars 2026, par l’AFC/M23 de la libération prochaine de milliers de militaires gouvernementaux détenus, bien que les modalités pratiques et le calendrier précis de cette opération restent flous ;
• Les rencontres des 17 et 18 mars 2026 à Washington entre les représentants de la RDC, du Rwanda et des États-Unis. Toutefois, l’absence de l’UA (ainsi que celle du Qatar) lors de ces assises, malgré l’engagement pris en janvier 2026 à Lomé en faveur d’une meilleure coordination et d’une plus grande cohérence entre les différents processus, soulève des interrogations quant à l’articulation actuelle des efforts de médiation africaine dans le cadre de la nouvelle architecture ;
• Les sanctions américaines ciblant l’armée rwandaise et certains responsables militaires rwandais, susceptibles d’encourager la mise en œuvre de l’Accord.
En revanche, les principaux défis observés concernent, notamment :
• La poursuite des hostilités entre le gouvernement congolais et l'AFC/M23, marquée par un recours croissant à l’utilisation de drones offensifs, comme l’indique un rapport de la MONUSCO ;
**La déficience de la trêve dans le cadre du Mécanisme Conjoint de Vérification Élargi Plus (EJVM+) ; ainsi que
• L’absence préoccupante de l’accès humanitaire effectif et sans entrave au profit des populations civiles.
Dans ce contexte, le Baromètre des Accords de Paix en Afrique formule plusieurs recommandations suivantes :
AU GOUVERNEMENT DES USA :
• Maintenir et renforcer la pression diplomatique et politique coordonnée sur les deux parties, afin d’assurer le respect des engagements et des délais convenus, notamment en ce qui concerne la neutralisation des FDLR et la levée des mesures défensives rwandaises ;
• Soutenir les efforts visant à renforcer la transparence dans les opérations de neutralisation des FDLR et de la levée des mesures défensives rwandaises ;
• Continuer d’envisager, en dernier ressort, l’adoption des mesures coercitives ciblées à l’encontre des acteurs identifiés comme entravant délibérément la mise en œuvre de l’Accord ;
• Garantir à la MONUSCO les ressources financières nécessaires ainsi qu’un appui technique et logistique adéquat pour lui permettre de s’acquitter efficacement de son mandat nouvellement renforcé ; et
• Convoquer la réunion mensuelle du JOC au mois d’avril 2026.
AU GOUVERNEMENT DE LA RDC :
• Accélérer et structurer les opérations de neutralisation des FDLR en publiant un calendrier indicatif, accompagné d’informations périodiques sur le nombre de membres des FDLR ayant volontairement déposé les armes ou ayant été neutralisés militairement, afin de renforcer la transparence et la crédibilité du processus ;
• Garantir que les opérations militaires de neutralisation des FDLR soient conduites dans le respect du droit international humanitaire, tout en facilitant l’accès humanitaire aux populations affectées dans les zones concernées ;
• Définir, en concertation avec les partenaires régionaux et internationaux, les modalités de réception de milliers de militaires des FARDC détenus dont l’éventuelle liberté a été annoncée par l’AFC/M23 ;
• Opérationnaliser l’EJVM+, signé à Doha le 14 octobre 2025 ; et
• Achever les négociations des six Protocoles encore en instance dans le contexte de l’Accord-Cadre de Doha, en accordant une attention prioritaire à celui portant sur l’accès humanitaire.
AU GOUVERNEMENT DU RWANDA :
• Fournir des clarifications officielles sur la portée du retrait observé des éléments de l’AFC/M23 (soutenu par le Rwanda) dans certaines localités, en précisant notamment si des membres des forces rwandaises étaient concernés et en indiquant leur destination ;
• Publier un plan harmonisé de désengagement et de levée des mesures défensives, assorti d’objectifs mesurables et d’un mécanisme de vérification conjoint ;
• Continuer de donner des garanties sécuritaires et/ou judiciaires aux membres des FDLR encore présents en RDC, mais hésitant à se rendre, afin de faciliter leur rapatriement volontaire vers le Rwanda ; et
• User de son influence sur l’AFC/M23 pour faciliter une assistance humanitaire sans entrave aux populations vulnérables (y compris la réouverture de l’aéroport de Goma).
AU GOUVERNEMENT QATAR :
• Reprendre la tenue des discussions entre le Gouvernement de la RDC et l’AFC/M23 tout en les encourageant à achever les négociations des six Protocoles encore en instance, en accordant une priorité particulière à celui relatif à l’accès humanitaire, afin d’éviter toute interruption éventuelle dans l’acheminement de l’aide au profit des populations vulnérables ; et
• Maintenir la pression diplomatique en vue d’assurer le respect effectif du cessez-le-feu par le Gouvernement de la RDC et l’AFC/M23, ainsi que l’opérationnalisation de l’EJVM+.
À l’UNION AFRICAINE ET AU MEDIATEUR DE L’UA :
• Adopter et publier le document-cadre de la Médiation, fondé sur l’état des lieux et l’analyse des dynamiques du processus de paix établis à l’issue de la tournée régionale menée en janvier et février 2026 par le Médiateur de l’UA et le Panel des facilitateurs ;
• Publier un rapport succinct sur les consultations menées en vue d’un dialogue intercongolais, conformément au mandat confié au Président angolais João Lourenço par le Médiateur de l’UA ;
• Planifier une réunion d’évaluation réunissant le Médiateur de l’UA et les Facilitateurs, ainsi que d’autres partenaires, afin d’examiner les récentes initiatives africaines dans les processus de paix à l’est de la RDC ; ; et
• Plaider pour l’allocation d’un financement autonome pour le Panel des Facilitateurs et le SCI, via l’adoption d’un budget dédié au sein de l’UA, garantissant la viabilité institutionnelle.
Les 17 et 18 mars 2026, la RDC🇨🇩 et le Rwanda🇷🇼, avec l’appui des États-Unis🇺🇸, se sont accordés à Washington sur des mesures concrètes pour réduire les tensions et faire avancer la mise en œuvre des Accords de Washington.
Les engagements portent notamment sur le respect de la souveraineté, un retrait coordonné des forces, la neutralisation des groupes armés comme les FDLR, ainsi que la protection des civils.
Cette dynamique marque une étape importante pour la stabilité de la région des Grands Lacs. En savoir plus : 🔗state.gov/translations/f…
Le Groupe de Contact International pour les Grands Lacs (ICG), composé des USA, de la Belgique, du Danemark, de la France, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Suède, de la Suisse, du RU et de l’UE, vient de publier une déclaration sur la situation dans l’Est de la RDC. Le Groupe a appelé toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités, à reprendre les négociations et à se conformer au droit international et aux résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU. Il a également exprimé son soutien aux efforts de médiation en cours menés par le Médiateur de l’UA (Président Faure Gnassingbé) et d’autres partenaires visant notamment à surveiller l’implémentation du cessez-le-feu et à promouvoir un dialogue inclusif entre les parties prenantes congolaises.
state.gov/releases/offic…
The Barometer of Peace Agreements in Africa:
"Report on the Assessment of the Implementation of the Washington Peace Agreement of 27 June 2025 between the DRC and Rwanda: February 2026"
Eight months after its signature, humanitarian conditions remain catastrophic. The level of implementation of all humanitarian tasks identified in the Agreement (notably the protection of civilians, the provision of assistance to vulnerable populations, the return of internally displaced persons and refugees) is extremely low, with a stagnant score of 2.5 out of 10 for each. This paralysis highlights the inactivity of the mechanisms provided for under the Agreement to respond effectively to humanitarian emergencies. As for the overall rate of implementation of all commitments, it has remained unchanged at 23.3% since the end of November 2025.
The main challenges during the period from 1 to 28 February 2026 are the same as those observed in recent months: the intensification of hostilities, the failure to neutralize the FDLR, the non-lifting of Rwanda’s defensive measures, the resurgence of tensions between the DRC and Rwanda, as well as continued obstacles to effective humanitarian access for civilian populations.
By contrast, the progress observed has been primarily diplomatic in nature, reflecting sustained mobilization by regional and international actors in support of the implementation of the Agreement, notably through:
·The proposal to establish a ceasefire scheduled to enter into force on 18 February 2026 (although it did not materialize) put forward by President Lourenço, as well as the official mandate entrusted to him by the AU Mediator to conduct consultations aimed at leading to the organization of an inter-Congolese dialogue;
· The visit to eastern DRC by the Acting Head of MONUSCO and the EU Commissioner for Humanitarian Aid regarding the operationalization of the EJVM+ and the establishment of secure humanitarian corridors, accompanied by the announcement of €81.2 million humanitarian assistance package;
· Hearings held by the House Foreign Affairs Committee of the U.S. Congress devoted to the state of the peace process between the DRC and Rwanda;
· Sanctions, which had been under consideration throughout February, were announced by the U.S. Treasury Department against Rwandan officials and entities accused of flagrant violations in the implementation of the Agreement.
In this context, the report formulates several specific recommendations addressed to each stakeholder, some of which have already been put forward in previous reports:
TO THE US GOVERNMENT:
· Maintain and strengthen coordinated diplomatic and political pressure on both parties to ensure compliance with agreed commitments and timelines, particularly about the neutralization of the FDLR and the lifting of Rwanda’s defensive measures by the DRC;
· Continue to consider, as a measure of last resort, the adoption of targeted coercive measures against actors identified as deliberately obstructing the implementation of the Agreement;
· Encourage Rwanda to provide security and/or judicial guarantees to FDLR members still present in the DRC to facilitate their voluntary repatriation to their country;
· Convene the monthly meeting of the JOC in March 2026.
TO THE GOVERNMENT OF THE DRC:
· Accelerate the implementation of coordinated operations aimed at neutralizing the FDLR, through: (1) the immediate dismantling of FDLR elements operating in territories under uncontested control of the DRC Government; and (2) the involvement of MONUSCO in areas under AFC/M23 control;
· Consider providing all stakeholders with clear and verifiable assurances that no FDLR members are integrated within the FARDC, thereby addressing persistent allegations, reducing misperceptions, and strengthening mutual trust between the parties;
· Operationalize the Expanded Joint Verification Mechanism Plus (EJVM+), signed in Doha on 14 October 2025;
· Conclude negotiations on the six Protocols still pending under the Doha Framework Agreement, with priority attention to the Protocol on humanitarian access;
TO THE GOVERNMENT OF RWANDA:
· Implement without further delay a harmonized disengagement plan and lifting of defensive measures, with measurable benchmarks and a joint verification mechanism;
· Provide security and/or judicial guarantees to FDLR members still present in the DRC but reluctant to surrender, to facilitate their voluntary repatriation to Rwanda;
· Encourage the AFC/M23 to strengthen the protection of civilian populations in the territories under its control;
· Use its influence over the AFC/M23 to facilitate unimpeded humanitarian assistance to vulnerable populations (including the reopening of Goma airport);
TO THE JOC AND THE JSCM:
· Resume the holding of monthly meetings and publish reports providing a more comprehensive and detailed account of all observed violations, delays, and envisaged corrective measures.
TO THE GOVERNMENT OF QATAR:
· Encourage the Government of the DRC and the AFC/M23 to finalize negotiations on the six remaining Protocols (particularly the one on humanitarian access); and maintain diplomatic pressure to ensure effective compliance with the ceasefire by the parties.
TO THE AFRICAN UNION AND THE AU MEDIATOR:·
Adopt and publish the Mediation framework document, based on the assessment and analysis of the peace process dynamics established following the regional tour conducted in January and February 2026 by the AU Mediator and the Panel of Facilitators, in accordance with the guidance contained in the Final Communiqué of the Lomé High-Level Meeting on coherence and consolidation of the peace process in the DRC (January 2026);
· Finalize the adoption of a common methodological instrument, as well as other operational tools intended to structure and harmonize the work of the Panel of Facilitators and the experts of the Independent Joint Secretariat.
Le Baromètre des Accords de Paix en Afrique
Rapport d’Évaluation de la Mise en Œuvre de l’Accord de Paix Washington du 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda : Février 2026.
Huit mois après la signature, les conditions humanitaires restent catastrophiques. Le niveau de mise en œuvre de toutes les tâches humanitaires identifiées dans l’Accord (notamment la protection des civils, la fourniture d’assistance aux populations vulnérables, le retour des déplacés internes et celui des réfugiés) est extrêmement faible, avec un score figé à 2,5 sur 10 pour chacune d’elles. Cette paralysie met en évidence l’inactivité des mécanismes prévus par l’Accord à répondre de manière effective aux urgences humanitaires. Quant au taux global d’exécution de l’ensemble des engagements, il demeure inchangé à 23,3 % depuis la fin du mois de novembre 2025.
Les principaux défis au cours de la période du 1er au 28 février 2026 sont les mêmes que ceux observés tous ces derniers mois : l’intensification des hostilités, la non-neutralisation des FDLR, la non-levée des mesures défensives rwandaises, la recrudescence des tensions entre la RDC et le Rwanda, ainsi que des entraves continues à l’accès effectif de l’aide humanitaire aux populations civiles.
En revanche, les avancées observées relèvent essentiellement du domaine diplomatique, traduisant une mobilisation soutenue des acteurs régionaux et internationaux en faveur de l’implémentation de l’Accord, notamment à travers :
· La proposition d’instauration d’un cessez-le-feu devant entrer en vigueur le 18 février 2026 (bien qu’elle n’ait pas abouti) formulée par le Président Lourenço, ainsi que le mandat officiel qui lui a été confié par le Médiateur de l’UA pour conduire des consultations devant aboutir à l’organisation d’un dialogue intercongolais ;
· La visite à l’Est de la RDC de la Cheffe par intérim de la MONUSCO et de la Commissaire de l'UE à l’aide humanitaire sur l’opérationnalisation de l’EJVM+ et l’établissement de couloirs humanitaires sécurisés, qui s’est accompagnée de l’annonce d’une enveloppe de 81,2 millions d’euros d’aide humanitaire ;
· Les auditions de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants du Congrès américain consacrées à l’état du processus de paix entre la RDC et le Rwanda.
· Les sanctions, à l’étude tout au long de février, ont été annoncées par le Département du Trésor des USA à l’encontre de responsables et d’entités rwandaises accusés de violations flagrantes de la mise en œuvre de l’Accord.
Dans ce contexte, le rapport formule plusieurs recommandations spécifiques à l’attention de chacune des parties prenantes, dont certaines avaient déjà été émises dans les rapports précédents:
AU GOUVERNEMENT DES USA :
· Maintenir et renforcer la pression diplomatique et politique coordonnée sur les deux parties, afin d’assurer le respect des engagements et des délais convenus, notamment en ce qui concerne la neutralisation des FDLR et la levée des mesures défensives rwandaises par la RDC ;
· Continuer d’envisager, en dernier ressort, l’adoption des mesures coercitives ciblées à l’encontre des acteurs identifiés comme entravant délibérément la mise en œuvre de l’Accord ;
· Encourager le Rwanda à fournir des garanties sécuritaires et/ou judiciaires aux membres des FDLR encore présents en RDC afin de faciliter leur rapatriement volontaire vers leur pays ;
· Convoquer la réunion mensuelle du JOC au mois de mars 2026.
AU GOUVERNEMENT DE LA RDC:
· Accélérer la mise en œuvre d’opérations coordonnées visant à neutraliser les FDLR, par : (1) le démantèlement immédiat des éléments des FDLR opérant dans les territoires sous contrôle incontesté du Gouvernement de la RDC ; et (2) l’implication de la MONUSCO dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23;
· Envisager de fournir à l’ensemble des parties prenantes des assurances claires et vérifiables attestant qu’aucun membre des FDLR n’est intégré au sein des FARDC, permettant ainsi de répondre aux allégations persistantes, de réduire les perceptions erronées et de renforcer la confiance mutuelle entre les parties ;
· Opérationnaliser le Mécanisme Conjoint de Vérification Élargi Plus (EJVM+), signé à Doha le 14 octobre 2025;
· Achever les négociations des six Protocoles encore en instance dans le contexte de l’Accord-Cadre de Doha, en accordant une attention prioritaire à celui portant sur l’accès humanitaire ; et
AU GOUVERNEMENT DU RWANDA :
· Mettre en œuvre, sans plus tarder, un plan harmonisé de désengagement et de levée des mesures défensives, assorti d’objectifs mesurables et d’un mécanisme de vérification conjoint ;
· Fournir des garanties sécuritaires et/ou judiciaires aux membres des FDLR encore présents en RDC, mais hésitant à se rendre, afin de faciliter leur rapatriement volontaire vers le Rwanda ;
· Encourager l’AFC/M23 à renforcer la protection des populations civiles dans les territoires sous son contrôle; User de son influence sur l’AFC/M23 pour faciliter une assistance humanitaire sans entrave aux populations vulnérables (y compris la réouverture de l’aéroport de Goma) ;
AU JOC et au JSCM :
· Reprendre la tenue des réunions mensuelles et publier des rapports offrant un compte-rendu plus complet et détaillé de l’ensemble des violations observées, des retards, ainsi que des mesures correctives envisagées.
AU GOUVERNEMENT QATAR :
· Encourager le Gouvernement de la RDC et l’AFC/M23 à achever les négociations des six Protocoles encore en instance (surtout celui sur l’accès humanitaire) ; et maintenir la pression diplomatique en vue d’assurer le respect effectif du cessez-le-feu par les parties.
À l’UNION AFRICAINE ET AU MEDIATEUR DE L’UA :
· Adopter et publier le document-cadre de la Médiation, fondé sur l’état des lieux et l’analyse des dynamiques du processus de paix établis à l’issue de la tournée régionale menée en janvier et février 2026 par le Médiateur de l’UA et le Panel des facilitateurs ; et ce, conformément aux orientations contenues dans le Communiqué final de la réunion de haut niveau de Lomé sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en RDC de janvier 2026 ;
· Finaliser l’adoption d’un instrument méthodologique commun, ainsi que d’autres outils opérationnels destinés à encadrer et à harmoniser le travail du Panel des Facilitateurs et des experts du Secrétariat Conjoint Indépendant.
The Barometer of Peace Agreements in Africa
"Report on the Assessment of the Implementation of the Washington Peace Agreement of 27 June 2025 between the DRC and Rwanda: February 2026"
Eight months after its signature, humanitarian conditions remain catastrophic. The level of implementation of all humanitarian tasks identified in the Agreement (notably the protection of civilians, the provision of assistance to vulnerable populations, the return of internally displaced persons and refugees) is extremely low, with a stagnant score of 2.5 out of 10 for each. This paralysis highlights the inactivity of the mechanisms provided for under the Agreement to respond effectively to humanitarian emergencies. As for the overall rate of implementation of all commitments, it has remained unchanged at 23.3% since the end of November 2025.
The main challenges during the period from 1 to 28 February 2026 are the same as those observed in recent months: the intensification of hostilities, the failure to neutralize the FDLR, the non-lifting of Rwanda’s defensive measures, the resurgence of tensions between the DRC and Rwanda, as well as continued obstacles to effective humanitarian access for civilian populations.
By contrast, the progress observed has been primarily diplomatic in nature, reflecting sustained mobilization by regional and international actors in support of the implementation of the Agreement, notably through:
·The proposal to establish a ceasefire scheduled to enter into force on 18 February 2026 (although it did not materialize) put forward by President Lourenço, as well as the official mandate entrusted to him by the AU Mediator to conduct consultations aimed at leading to the organization of an inter-Congolese dialogue;
· The visit to eastern DRC by the Acting Head of MONUSCO and the EU Commissioner for Humanitarian Aid regarding the operationalization of the EJVM+ and the establishment of secure humanitarian corridors, accompanied by the announcement of €81.2 million humanitarian assistance package;
· Hearings held by the House Foreign Affairs Committee of the U.S. Congress devoted to the state of the peace process between the DRC and Rwanda;
· Sanctions, which had been under consideration throughout February, were announced by the U.S. Treasury Department against Rwandan officials and entities accused of flagrant violations in the implementation of the Agreement.
In this context, the report formulates several specific recommendations addressed to each stakeholder, some of which have already been put forward in previous reports:
TO THE US GOVERNMENT:
· Maintain and strengthen coordinated diplomatic and political pressure on both parties to ensure compliance with agreed commitments and timelines, particularly about the neutralization of the FDLR and the lifting of Rwanda’s defensive measures by the DRC;
· Continue to consider, as a measure of last resort, the adoption of targeted coercive measures against actors identified as deliberately obstructing the implementation of the Agreement;
· Encourage Rwanda to provide security and/or judicial guarantees to FDLR members still present in the DRC to facilitate their voluntary repatriation to their country;
· Convene the monthly meeting of the JOC in March 2026.
TO THE GOVERNMENT OF THE DRC:
· Accelerate the implementation of coordinated operations aimed at neutralizing the FDLR, through: (1) the immediate dismantling of FDLR elements operating in territories under uncontested control of the DRC Government; and (2) the involvement of MONUSCO in areas under AFC/M23 control;
· Consider providing all stakeholders with clear and verifiable assurances that no FDLR members are integrated within the FARDC, thereby addressing persistent allegations, reducing misperceptions, and strengthening mutual trust between the parties;
· Operationalize the Expanded Joint Verification Mechanism Plus (EJVM+), signed in Doha on 14 October 2025;
· Conclude negotiations on the six Protocols still pending under the Doha Framework Agreement, with priority attention to the Protocol on humanitarian access;
TO THE GOVERNMENT OF RWANDA:
· Implement without further delay a harmonized disengagement plan and lifting of defensive measures, with measurable benchmarks and a joint verification mechanism;
· Provide security and/or judicial guarantees to FDLR members still present in the DRC but reluctant to surrender, to facilitate their voluntary repatriation to Rwanda;
· Encourage the AFC/M23 to strengthen the protection of civilian populations in the territories under its control;
· Use its influence over the AFC/M23 to facilitate unimpeded humanitarian assistance to vulnerable populations (including the reopening of Goma airport);
TO THE JOC AND THE JSCM:
· Resume the holding of monthly meetings and publish reports providing a more comprehensive and detailed account of all observed violations, delays, and envisaged corrective measures.
TO THE GOVERNMENT OF QATAR:
· Encourage the Government of the DRC and the AFC/M23 to finalize negotiations on the six remaining Protocols (particularly the one on humanitarian access); and maintain diplomatic pressure to ensure effective compliance with the ceasefire by the parties.
TO THE AFRICAN UNION AND THE AU MEDIATOR:
· Adopt and publish the Mediation framework document, based on the assessment and analysis of the peace process dynamics established following the regional tour conducted in January and February 2026 by the AU Mediator and the Panel of Facilitators, in accordance with the guidance contained in the Final Communiqué of the Lomé High-Level Meeting on coherence and consolidation of the peace process in the DRC (January 2026);
· Finalize the adoption of a common methodological instrument, as well as other operational tools intended to structure and harmonize the work of the Panel of Facilitators and the experts of the Independent Joint Secretariat.
Le Baromètre des Accords de Paix en Afrique
Rapport d’Évaluation de la Mise en Œuvre de l’Accord de Paix Washington du 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda : Février 2026.
Huit mois après la signature, les conditions humanitaires restent catastrophiques. Le niveau de mise en œuvre de toutes les tâches humanitaires identifiées dans l’Accord (notamment la protection des civils, la fourniture d’assistance aux populations vulnérables, le retour des déplacés internes et celui des réfugiés) est extrêmement faible, avec un score figé à 2,5 sur 10 pour chacune d’elles. Cette paralysie met en évidence l’inactivité des mécanismes prévus par l’Accord à répondre de manière effective aux urgences humanitaires. Quant au taux global d’exécution de l’ensemble des engagements, il demeure inchangé à 23,3 % depuis la fin du mois de novembre 2025.
Les principaux défis au cours de la période du 1er au 28 février 2026 sont les mêmes que ceux observés tous ces derniers mois : l’intensification des hostilités, la non-neutralisation des FDLR, la non-levée des mesures défensives rwandaises, la recrudescence des tensions entre la RDC et le Rwanda, ainsi que des entraves continues à l’accès effectif de l’aide humanitaire aux populations civiles.
En revanche, les avancées observées relèvent essentiellement du domaine diplomatique, traduisant une mobilisation soutenue des acteurs régionaux et internationaux en faveur de l’implémentation de l’Accord, notamment à travers :
· La proposition d’instauration d’un cessez-le-feu devant entrer en vigueur le 18 février 2026 (bien qu’elle n’ait pas abouti) formulée par le Président Lourenço, ainsi que le mandat officiel qui lui a été confié par le Médiateur de l’UA pour conduire des consultations devant aboutir à l’organisation d’un dialogue intercongolais ;
· La visite à l’Est de la RDC de la Cheffe par intérim de la MONUSCO et de la Commissaire de l'UE à l’aide humanitaire sur l’opérationnalisation de l’EJVM+ et l’établissement de couloirs humanitaires sécurisés, qui s’est accompagnée de l’annonce d’une enveloppe de 81,2 millions d’euros d’aide humanitaire ;
· Les auditions de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants du Congrès américain consacrées à l’état du processus de paix entre la RDC et le Rwanda.
· Les sanctions, à l’étude tout au long de février, ont été annoncées par le Département du Trésor des USA à l’encontre de responsables et d’entités rwandaises accusés de violations flagrantes de la mise en œuvre de l’Accord.
Dans ce contexte, le rapport formule plusieurs recommandations spécifiques à l’attention de chacune des parties prenantes, dont certaines avaient déjà été émises dans les rapports précédents:
AU GOUVERNEMENT DES USA :
· Maintenir et renforcer la pression diplomatique et politique coordonnée sur les deux parties, afin d’assurer le respect des engagements et des délais convenus, notamment en ce qui concerne la neutralisation des FDLR et la levée des mesures défensives rwandaises par la RDC ;
· Continuer d’envisager, en dernier ressort, l’adoption des mesures coercitives ciblées à l’encontre des acteurs identifiés comme entravant délibérément la mise en œuvre de l’Accord ;
· Encourager le Rwanda à fournir des garanties sécuritaires et/ou judiciaires aux membres des FDLR encore présents en RDC afin de faciliter leur rapatriement volontaire vers leur pays ;
· Convoquer la réunion mensuelle du JOC au mois de mars 2026.
AU GOUVERNEMENT DE LA RDC:
· Accélérer la mise en œuvre d’opérations coordonnées visant à neutraliser les FDLR, par : (1) le démantèlement immédiat des éléments des FDLR opérant dans les territoires sous contrôle incontesté du Gouvernement de la RDC ; et (2) l’implication de la MONUSCO dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23;
· Envisager de fournir à l’ensemble des parties prenantes des assurances claires et vérifiables attestant qu’aucun membre des FDLR n’est intégré au sein des FARDC, permettant ainsi de répondre aux allégations persistantes, de réduire les perceptions erronées et de renforcer la confiance mutuelle entre les parties ;
· Opérationnaliser le Mécanisme Conjoint de Vérification Élargi Plus (EJVM+), signé à Doha le 14 octobre 2025;
· Achever les négociations des six Protocoles encore en instance dans le contexte de l’Accord-Cadre de Doha, en accordant une attention prioritaire à celui portant sur l’accès humanitaire ; et
AU GOUVERNEMENT DU RWANDA :
· Mettre en œuvre, sans plus tarder, un plan harmonisé de désengagement et de levée des mesures défensives, assorti d’objectifs mesurables et d’un mécanisme de vérification conjoint ;
· Fournir des garanties sécuritaires et/ou judiciaires aux membres des FDLR encore présents en RDC, mais hésitant à se rendre, afin de faciliter leur rapatriement volontaire vers le Rwanda ;
· Encourager l’AFC/M23 à renforcer la protection des populations civiles dans les territoires sous son contrôle;
User de son influence sur l’AFC/M23 pour faciliter une assistance humanitaire sans entrave aux populations vulnérables (y compris la réouverture de l’aéroport de Goma) ;
AU JOC et au JSCM :
· Reprendre la tenue des réunions mensuelles et publier des rapports offrant un compte-rendu plus complet et détaillé de l’ensemble des violations observées, des retards, ainsi que des mesures correctives envisagées.
AU GOUVERNEMENT QATAR :
· Encourager le Gouvernement de la RDC et l’AFC/M23 à achever les négociations des six Protocoles encore en instance (surtout celui sur l’accès humanitaire) ; et maintenir la pression diplomatique en vue d’assurer le respect effectif du cessez-le-feu par les parties.
À l’UNION AFRICAINE ET AU MEDIATEUR DE L’UA :
· Adopter et publier le document-cadre de la Médiation, fondé sur l’état des lieux et l’analyse des dynamiques du processus de paix établis à l’issue de la tournée régionale menée en janvier et février 2026 par le Médiateur de l’UA et le Panel des facilitateurs ; et ce, conformément aux orientations contenues dans le Communiqué final de la réunion de haut niveau de Lomé sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en RDC de janvier 2026 ;
· Finaliser l’adoption d’un instrument méthodologique commun, ainsi que d’autres outils opérationnels destinés à encadrer et à harmoniser le travail du Panel des Facilitateurs et des experts du Secrétariat Conjoint Indépendant.
Le dernier Rapport du Baromètre des Accords de Paix en Afrique (janvier 2026) mis en lumière dans la revue de presse de France 24
france24.com/fr/%C3%A9missi…
Le Rapport d’Évaluation de la Mise en Œuvre de l’Accord de Paix Washington du 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda : Janvier 2026 »
7 mois après la signature, la mise en œuvre de l’Accord peine à décoller. Les progrès demeurent limités, inégaux et en perte de dynamique. Le taux global d’exécution étant resté inchangé à 23,3 %, sans évolution par rapport aux niveaux enregistrés en novembre et décembre 2025.
Les principaux éléments positifs observés au cours de la période du 1er au 31 janvier 2026 concernent essentiellement le cadre institutionnel et diplomatique, notamment à travers :
** La réunion de haut niveau de Lomé (16-17 janvier 2026) visant la cohérence et la consolidation des processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs et ayant permis l’adoption de la nouvelle architecture de médiation de l’UA ;
**La tournée régionale du Médiateur de l’UA et du Panel des Facilitateurs, entamée en fin janvier 2026, destinée à opérationnaliser la nouvelle architecture de médiation; et
**La réunion extraordinaire de la CIRGL à Livingstone des experts de la défense (8–10 janvier 2026) visant à examiner l’aggravation de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC et les réponses régionales possibles ;
**Les consultations élargies du Président João Lourenço avec les acteurs congolais, politiques, armés et religieux, en vue de relancer un dialogue politique inclusif face à la crise sécuritaire persistante;
**Les auditions à la Commission des affaires étrangères du Congrès américain (22 janvier 2026) visant à évaluer l’état du processus de paix RDC–Rwanda et la mise en œuvre de l’Accord de Paix de Washington ; et
**Le retrait de l’AFC/M23 d’Uvira.
En revanche, les principaux défis observés ; l’intensification des hostilités, la non-neutralisation des FDLR, la non-levée des mesures défensives rwandaises, ainsi que des entraves continues à l’accès effectif de l’aide humanitaire aux populations civiles.
Dans ce contexte, le rapport formule plusieurs recommandations spécifiques à l’attention de chacune des parties prenantes, dont certaines avaient déjà été émises dans les rapports précédents:
AU GOUVERNEMENT DES USA :
**Maintenir et renforcer la pression diplomatique et politique coordonnée sur les deux parties, afin d’assurer le respect des engagements et des délais convenus, notamment en ce qui concerne la neutralisation des FDLR et la levée des mesures défensives rwandaises par la RDC ;
**Envisager une approche mixte combinant incitations diplomatiques et, en dernier ressort, mesures coercitives ciblées à l’encontre des acteurs identifiés comme entravant délibérément la mise en œuvre de l’Accord.
AU GOUVERNEMENT DE LA RDC:
**Accélérer, sans plus tarder, la mise en œuvre d’opérations coordonnées visant la neutralisation des FDLR ;
**Envisager, dans le cadre de ces efforts de neutralisation, l’implication officielle de la MONUSCO, en ciblant en particulier les zones abritant des éléments des FDLR mais actuellement sous le contrôle de l’AFC/M23 ;
**Envisager de fournir à l’ensemble des parties prenantes des assurances claires et vérifiables attestant qu’aucun membre des FDLR n’est intégré au sein des FARDC ;
** Reconnaître la nature multidimensionnelle de la crise (au-delà des enjeux sécuritaires) et promouvoir un dialogue politique structuré et inclusif, visant la stabilisation durable, sans remettre en cause l’ordre constitutionnel.
AU GOUVERNEMENT DU RWANDA :
**Mettre en œuvre, sans plus tarder, le plan harmoniséde désengagement et de levée des mesures défensives ;
**Fournir des garanties sécuritaires et/ou judiciaires crédibles aux membres des FDLR encore présents en RDC mais hésitant à se rendre, afin de faciliter leur rapatriement volontaire vers le Rwanda ;
**Inciter l’AFC/M23 à s’abstenir de toute entrave aux éventuelles opérations de la MONUSCO visant la neutralisation des FDLR abritant les zones sous leur contrôle, dans l’hypothèse où une demande formelle serait introduite par le Gouvernement congolais.
AU GOUVERNEMENT DU QATAR :
**Encourager la relance du processus de paix de Doha, actuellement en suspens, les parties concernées (le Gouvernement de la RDC et l’AFC/M23) ne s’étant plus réunies pour des échanges depuis la mi-novembre 2025.
**Envisager l’adoption d’un cadre normatif formel définissant la complémentarité et la non-exclusivité des engagements issus des processus de Washington et de Doha, ainsi que le rôle de central de la coordination de l’UA ;
**Finaliser l’adoption d’un instrument méthodologique commun, ainsi que d’autres outils opérationnels destinés à encadrer et à harmoniser le travail du Panel des Facilitateurs et des experts du Secrétariat Conjoint Indépendant ;
**Préciser si les consultations menées actuellement par le Président Lourenço s’inscrivent dans un processus autonome ou constituent une initiative complémentaire aux cadres de Washington et de Doha, dans le contexte de la nouvelle architecture de médiation, afin d’éviter toute perception de concurrence ou de fragmentation des efforts de paix;
**Plaider pour l’allocation d’un financement autonome pour le Panel des Facilitateurs et le Secrétariat Conjoint Indépendant, via l’adoption d’un budget dédié au sein de l’UA, garantissant sa viabilité institutionnelle et opérationnelle de l’architecture, indépendamment des contributions des partenaires externes.
Le Rapport d’Évaluation de la Mise en Œuvre de l’Accord de Paix Washington du 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda : Janvier 2026 »
7 mois après la signature, la mise en œuvre de l’Accord peine à décoller. Les progrès demeurent limités, inégaux et en perte de dynamique. Le taux global d’exécution étant resté inchangé à 23,3 %, sans évolution par rapport aux niveaux enregistrés en novembre et décembre 2025.
Les principaux éléments positifs observés au cours de la période du 1er au 31 janvier 2026 concernent essentiellement le cadre institutionnel et diplomatique, notamment à travers :
** La réunion de haut niveau de Lomé (16-17 janvier 2026) visant la cohérence et la consolidation des processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs et ayant permis l’adoption de la nouvelle architecture de médiation de l’UA ;
**La tournée régionale du Médiateur de l’UA et du Panel des Facilitateurs, entamée en fin janvier 2026, destinée à opérationnaliser la nouvelle architecture de médiation ; et.
**La réunion extraordinaire de la CIRGL à Livingstone des experts de la défense (8–10 janvier 2026) visant à examiner l’aggravation de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC et les réponses régionales possibles ;
**Les consultations élargies du Président João Lourenço avec les acteurs congolais, politiques, armés et religieux, en vue de relancer un dialogue politique inclusif face à la crise sécuritaire persistante;
**Les auditions à la Commission des affaires étrangères du Congrès américain (22 janvier 2026) visant à évaluer l’état du processus de paix RDC–Rwanda et la mise en œuvre de l’Accord de Paix de Washington ; et
**Le retrait de l’AFC/M23 d’Uvira.
En revanche, les principaux défis observés ; l’intensification des hostilités, la non-neutralisation des FDLR, la non-levée des mesures défensives rwandaises, ainsi que des entraves continues à l’accès effectif de l’aide humanitaire aux populations civiles.
Dans ce contexte, le rapport formule plusieurs recommandations spécifiques à l’attention de chacune des parties prenantes, dont certaines avaient déjà été émises dans les rapports précédents :
AU GOUVERNEMENT DES USA :
**Maintenir et renforcer la pression diplomatique et politique coordonnée sur les deux parties, afin d’assurer le respect des engagements et des délais convenus, notamment en ce qui concerne la neutralisation des FDLR et la levée des mesures défensives rwandaises par la RDC ;
**Envisager une approche mixte combinant incitations diplomatiques et, en dernier ressort, mesures coercitives ciblées à l’encontre des acteurs identifiés comme entravant délibérément la mise en œuvre de l’Accord.
AU GOUVERNEMENT DE LA RDC:
**Accélérer, sans plus tarder, la mise en œuvre d’opérations coordonnées visant la neutralisation des FDLR ;
**Envisager, dans le cadre de ces efforts de neutralisation, l’implication officielle de la MONUSCO, en ciblant en particulier les zones abritant des éléments des FDLR mais actuellement sous le contrôle de l’AFC/M23 ;
**Envisager de fournir à l’ensemble des parties prenantes des assurances claires et vérifiables attestant qu’aucun membre des FDLR n’est intégré au sein des FARDC ;
** Reconnaître la nature multidimensionnelle de la crise (au-delà des enjeux sécuritaires) et promouvoir un dialogue politique structuré et inclusif, visant la stabilisation durable, sans remettre en cause l’ordre constitutionnel.
AU GOUVERNEMENT DU RWANDA :
**Mettre en œuvre, sans plus tarder, le plan harmoniséde désengagement et de levée des mesures défensives ;
**Fournir des garanties sécuritaires et/ou judiciaires crédibles aux membres des FDLR encore présents en RDC mais hésitant à se rendre, afin de faciliter leur rapatriement volontaire vers le Rwanda ;
**Inciter l’AFC/M23 à s’abstenir de toute entrave aux éventuelles opérations de la MONUSCO visant la neutralisation des FDLR abritant les zones sous leur contrôle, dans l’hypothèse où une demande formelle serait introduite par le Gouvernement congolais.
AU GOUVERNEMENT DU QATAR :
**Encourager la relance du processus de paix de Doha, actuellement en suspens, les parties concernées (le Gouvernement de la RDC et l’AFC/M23) ne s’étant plus réunies pour des échanges depuis la mi-novembre 2025.
À l’UNION AFRICAINE ET AU MEDIATEUR DE L’UA :
**Envisager l’adoption d’un cadre normatif formel définissant la complémentarité et la non-exclusivité des engagements issus des processus de Washington et de Doha, ainsi que le rôle de central de la coordination de l’UA ;
**Finaliser l’adoption d’un instrument méthodologique commun, ainsi que d’autres outils opérationnels destinés à encadrer et à harmoniser le travail du Panel des Facilitateurs et des experts du Secrétariat Conjoint Indépendant ;
**Préciser si les consultations menées actuellement par le Président Lourenço s’inscrivent dans un processus autonome ou constituent une initiative complémentaire aux cadres de Washington et de Doha, dans le contexte de la nouvelle architecture de médiation, afin d’éviter toute perception de concurrence ou de fragmentation des efforts de paix ;
**Plaider pour l’allocation d’un financement autonome pour le Panel des Facilitateurs et le Secrétariat Conjoint Indépendant, via l’adoption d’un budget dédié au sein de l’UA, garantissant sa viabilité institutionnelle et opérationnelle de l’architecture, indépendamment des contributions des partenaires externes.
3K Followers 207 FollowingI'm here to offer a viewpoint, not to seek a consensus. Disagreement is welcome. Personal attacks, harassment, and bad-faith behavior will get you blocked.
69 Followers 435 FollowingHuman rights activist and founder of the Kivu Peace ✌️ Foundation NGO, a peace advocate against hate speech, violations, and war.
6K Followers 5K FollowingLe mari de Sifa, le père d’Eugénie, Aziza et Selua
Avocat/diplomate de formation à l’UNIKIN/
Secrét Interfédéral Adjoint de l’UNC-Kin.
#L’INJUSTICE ME RÉVOLTE
174 Followers 1K FollowingTitulaire d'un Diplôme de Master dans les domaines des sciences économiques et de Gestion à l'Université de Goma. Autres Domaines ...
823 Followers 6K FollowingActiviste des droits de l'homme et Chercheur en gouvernance des ressources naturelles au sein de l'ONG justice pour tous. [email protected]
117 Followers 2K FollowingComprendre l’actualité en RDC 🇨🇩 grâce à l’analyse et à l’intelligence médiatique • Politique • Économie • Société • Tech • Sport • Culture • Santé
1K Followers 3K FollowingAvocat au Barreau de Kinshasa-Matete
Master en droit pénal international et en crime transnational organisé. Mandataire en Mines et Carrière
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40K Followers 610 FollowingMinistre d'État, Ministre des Affaires étrangères, Coopération Internationale et Francophonie RDC | Compte géré par le service de communication du @RDC_Minafet
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288 Followers 222 FollowingAdj. Law Prof. at Emory Law School; Assoc. Prof. at Albany State Univ.; Former Fellow at Harvard Univ., Researcher & Author of scholarly publications.